VIEILLIR MALIN, VIEILLIR ALCALIN

 

En prenant de l’âge constatez-vous que vous êtes souvent malade ou que vous déplorez de multiples douleurs de ci de là ?

A moins que vous soyez sujettes aux troubles rénaux, circulatoires ou osseux ? Peut-être souffrez-vous de troubles du métabolisme (cholestérol, diabète) ou autres maladies qui ternissent votre quotidien ?

Dans l’affirmative d’une de ces questions, l’équilibre alimentaire peut être une solution pour soulager voire supprimer de nombreux symptômes.

Mais qu’entend-on par « équilibre alimentaire » ?

L’équilibre alimentaire pas si élémentaire !

 

On connaît l’approche qui étudie les aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle mais on parle moins d’une approche qui considère les grands équilibres métaboliques dont dépend la santé.

La notion d’équilibre acide- base du corps est l’un de ces grands équilibres.

Appréhender l’alimentation sous cet angle engendre des conséquences majeures sur la santé et devient primordial à considérer dès la ménopause.

L’équilibre acido-basique c’est bénéfique !

 

Pour fonctionner correctement notre organisme a besoin de conditions physiologiques relativement stables.

Notre corps s’efforce, entre autre, de maintenir un équilibre acide-base dans le sang.

Un peu de chimie:

Vous souvenez vous de vos cours de chimie du lycée ? La mesure du degré d’alcalinité s’appelle le pH (potentiel Hydrogène…).

Le pH se mesure sur une échelle allant de 0 à 14. Le 0 se situe à l’extrémité acide, 14 se situe à l’extrémité alcaline et 7 est neutre.

C’est donc ce pH qui va déterminer l’équilibre acido-basique dans tout le corps.

 

 

A quoi cela sert-il que je vous explique tout ça ?

Le pH multitâches !

 

L’équilibre acido- basique est indispensable à notre bonne santé car il est essentiel au fonctionnement normal de chacune de nos cellules.

Le pH de chaque système est réglé pour assurer son propre fonctionnement.

  • Ainsi, l’estomac est très acide (pH en-dessous de 3) pour qu’il puisse digérer les aliments consommés et détruire les pathogènes présents dans l’alimentation.
  • Le pH du vagin est compris entre 3,8 et 4,4 afin d’assurer une protection contre les bactéries indésirables et de les détruire, il augmente avec l’âge.
  • Pour la peau, le pH est inférieur à 5
  • A l’opposé, le pH de l’intestin et du pancréas est de 8
  • la plupart des cellules ont un meilleur fonctionnement lorsque le pH est alcalin
  • Au niveau des urines le pH fluctue et doit se situer en moyenne autour de 7
  • Chez une personne en bonne santé, le pH du sang est stable. Il est légèrement alcalin (7,40).

 

Un équilibre parfait :

 

  • les systèmes acides assurent la protection et constituent la première ligne de défense de l’organisme contre les pathogènes .
  • les systèmes alcalins nourrissent, restaurent et réparent.

Bien que l’organisme soit doté de systèmes régulateurs très performants, il lui arrive d’être débordé. Cet équilibre parfait, alors, se déstabilise.

Petit déséquilibre, grandes conséquences

 

Lorsque cette régulation est perturbée, en particulier si des substances acides dépassent les capacités de neutralisation de l’organisme, l’acidose (acidification du sang) s’installe.

Or, l’acidose peut avoir de nombreuses conséquences problématiques :

 

! les os se déminéralisent et se fragilisent,

! les muscles s’affaiblissent

! les risques de calculs rénaux et d’insuffisance rénale augmentent,

! les tissus peuvent être moins sensibles à l’insuline

! la sensibilité à la douleur peut augmenter

! la tension artérielle peut augmenter, le système immunitaire être moins efficace, la fatigue s’installer…

 

Quels sont les facteurs qui perturbent ce précieux équilibre ?

 

Un équilibre qui se fragilise avec l’âge :

Des études scientifiques montrent que la composition acido- basique du sang évolue avec l’âge et l’acidité a tendance à augmenter. Cela donne lieu à une acidose de faible niveau (de bas grade).

Il s’agit d’une évolution naturelle qui intervient même si la charge acide nette de l’alimentation ne change pas.

Cette acidose est due à plusieurs facteurs liés au vieillissement :

  • Dégradation de la fonction rénale : avec l’âge, les reins filtrent moins bien le sang. Cette diminution discrète de filtration des reins suffit à expliquer une baisse de l’excrétion d’acides et la présence ou l’aggravation d’une acidose métabolique.
  • Modifications hormonales
  • Modification des tissus osseux et musculaires

Côté âge on ne peut donc pas y faire grand-chose mais cet équilibre fragile peut se réguler pour une grande part par notre alimentation.

 

C’est l’alimentation qui donne le ton !

 

Les aliments « acidifiants » vont générer plus d’acide que de bases. A l’inverse, les aliments « alcalinisants » vont générer plus de bases que d’acides. Les « neutres » sont ni l’un, ni l’autre.

Quels sont les aliments acidifiants  et les aliments alcalinisants ?

 

Il n’y a aucun rapport entre les aliments au goût acide et acidifiants. Le citron en est un parfait exemple. Hors de l’organisme il s’agit d’un fruit acide dont le pH est à 2, mais qui a un effet alcalinisant sur l’organisme.

Parmi les aliments acidifiants on trouve beaucoup d’aliment protéiques tels que :

  • la viande, la volaille, le poisson, les œufs, les abats, les crustacés,…
  • les fromages, les produits laitiers

 

Mais aussi :

  • le pain, les céréales (raffinées ou non) ,et les produits céréaliers.
  • le sucre, les produits transformés
  • le café, l’alcool
  • tous les conservateurs et agents de texture

 

 

Les aliments alcalinisants, quant à eux, se trouvent dans :

  • la plupart des légumes et des fruits
  • certaines huiles végétales
  • les fruits à coque et les graines

 

Le mode alimentaire occidental et actuel tend à être particulièrement acidifiant. Aujourd’hui, nous consommons beaucoup plus de viande, de céréales, de laitages et de produits transformés que de fruits et de légumes.

Conséquences du court terme au long terme:

Quand notre corps est acide il va aller tamponner cette acidité. Il va utiliser les minéraux pour diminuer l’acidité. Il va les prendre dans les ongles et dans les cheveux. Puis, si le corps est encore acide il va les puiser dans le sang et ensuite, là où il y a beaucoup de minéraux : dans le muscle et enfin dans les tendons (là où il y a le plus de minéraux).

Nous savons maintenant que ce type d’alimentation sur le long terme a généré une épidémie d’obésité et entraîne des problèmes de santé comme le cancer, les maladies cardiaques et de nombreux troubles neurologiques.

L’alcalinité c’est bon pour la santé !

 

Il est maintenant de plus en plus évident qu’un régime alcalin pourrait permettre d’empêcher un grand nombre de maladies.

Ce mode alimentaire correspond davantage à notre patrimoine génétique et permet de développer un microbiote intestinal sain et varié.

Maintenir un pH plus alcalin engendre de nombreux bénéfices sur la santé :

  • l’alcalinité agit sur vos os: plusieurs études ont observé que les femmes en pré ménopause et après la ménopause qui consommaient une alimentation acidifiante présentaient une densité minérale osseuse inférieure à la norme. En consommant des aliments alcalinisants, et plus particulièrement des légumes, la densité osseuse augmente et protège ainsi de l’ostéoporose.

 

  • l’alcalinité aide le cœur : l’acidose affaiblit le cœur et les vaisseaux qui deviennent plus fragiles. Elle augmente également la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui constitue un autre facteur de maladies cardiaques. A l’inverse, l’alimentation alcaline réduit les taux de cortisol et les stabilise. Nous savons d’ailleurs combien le cortisol et le stress qu’il induit contribue à augmenter les symptômes de la ménopause (voir l’article « vos deux pires ennemis à la ménopause »)

 

  • l’alcalinité améliore la combustion des graisses.

Comment savoir concrètement si vous êtes en acidose ?

Vérifier l’acidose s’impose !

 

Quand on est acide on subi un certain nombre de manifestations :

  • une grande fatigue
  • des brûlures d’estomac
  • les douleurs articulaires deviennent chroniques
  • des problèmes de tendinites
  • les crampes sont fréquentes
  • on peut ressentir des palpitations musculaires, des tremblements

Vous avez des suspicions ?

Il suffit de tester votre pH urinaire. Cette mesure très simple que l’on peut réaliser chez soi sur du papier pH , reflète la quantité de composés acides dont le corps se débarrasse.

Avec un  pH  situé entre 6,5 et 7,5, tout va bien.

S’il est inférieur à 6,5 c’est qu’il y a un excès d’acides dans votre organisme et donc, vraisemblablement une acidose. Supérieur à 7,5 c’est un pH alcalin qui peut être le signe de pathologies particulières. Dans les deux cas , un suivi médical s’impose.

Voyons comment rétablir l’équilibre acide-base.

Retour à l’équilibre pour mieux vivre !

 

Une correction alimentaire peut rétablir l’équilibre. En cas de pathologie ou d’organisme très acide cela peut ne pas suffire à rééquilibre, il sera alors nécessaire d’en parler à votre médecin.

Les 4 clés de l’alimentation alcaline :

 

  1. Répartissez vos apports alimentaires avec beaucoup d’aliments alcalinisants et un peu d’aliments acidifiants

Dans l’idéal, une alimentation alcalinisante devrait être composée de 70 à 80 % d’aliments alcalinisants (soit 4 portions) contre 20% d’aliments acidifiants (pour 1 portion).

Dans un premier temps si vous faites déjà 2 pour 1 ce sera déjà un bon début !

Retenez alors le « 2 pour 1 » :

1 portion d’aliment acidifiant sera toujours à compenser avec au moins 2 portions d’aliments alcalinisants

 

  1. Mangez des légumes verts et colorés: crus ou cuits, frais, surgelés ou en conserve, sous toutes leurs formes. Ils doivent être la composante première de vos repas

 

Petite astuce pour mettre les légumes au cœur de votre alimentation :

penser votre assiette « à l’envers ».

Choisissez d’abord les légumes que vous souhaitez manger  et les autres aliments (protéines, lipides) seront l’accompagnement

 

 

Les fruits , la pomme de terre et la patate douce sont également très alcalinisants.

Cependant, l’approche « céto-gagnante » recommande aussi de consommer des glucides avec parcimonie. Voir « vos deux pires ennemis à la ménopause »  Par conséquent la consommation de ces aliments, même les plus alcalinisants peuvent empêcher la restauration de l’équilibre hormonal et le passage de l’organisme en cétose.

 

  1. Relevez les saveurs

Les herbes et les épices sont très alcalinisants. Ils ont des propriétés anti cancer (basilic, romarin) ou anti inflammatoire (curcuma, gingembre). Le persil est le champion de l’alcalinité !

 

 

  1. Buvez, éliminez

Boire 1,5 l à 2l d’eau par jour permet d’éliminer les acides en stimulant le travail des reins (et de la peau).

Choisissez des eaux riches en bicarbonates, bien souvent des eaux gazeuses (Vichy St-Yorre, Badoit, Rozana,…)

Le mode de vie alcalin

 

Maintenir un pH alcalin ne repose pas que sur l’alimentation, le mode de vie est crucial.

  • pratiquez une activité physique: plusieurs études montrent que de nombreux changements physiques ou mentaux habituellement associés au vieillissement et à la ménopause sont, en partie, dus à l’inactivité.

Pendant l’exercice le taux d’ocytocine augmente et l’excès de cortisol disparaît.

 

Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Besoin d’un petit coup de booste ? Si vous n’avez pas encore téléchargé mes « 15 recommandations gagnantes » pour vous motiver c’est le moment !

 

  • dormez suffisamment: il est primordial d’avoir un sommeil de qualité pour maintenir un pH alcalin

 

 

 

 

  • cultivez l’optimisme ! la joie, les rires et l’affection partagée augmentent les taux d’ocytocine et de dopamine, hormones du bien-être et diminuent l’hormone du stress (le cortisol). Cela contribue à davantage d’alcalinité.

 

 

 

  • restez connectée à la nature : s’exposer à la lumière naturelle, randonner,  marcher pieds nus,…sont excellent pour maintenir votre alcalinité.

 

 

 

 

  • et puis… c’ est tout bête à dire mais…ne vous retenez pas d’aller aux toilettes !

 

Voici de quoi vous mettre sur la bonne voie  pour des changements salvateurs pour mieux vivre la période de la ménopause.

 

Pour aller plus loin

 

La méthode céto-gagnante  que je propose s’appuie sur une alimentation cétogène en utilisant les cétones comme carburant.

Cependant, ce type d’alimentation riche en matières grasses, pauvres en glucides contient aussi une quantité non négligeable de protéines tant animales que végétales.

Or, ces aliments sont acidifiants. Par conséquent, ce facteur est à contrôler de près, en particulier pour nous, les femmes en période de ménopause.

 

Envisager une approche complémentaire , en “passant” en « mode alcalin » est judicieux et salvateur.

 

Avec ces deux approches appliquées conjointement vous obtenez la parfaite combinaison gagnante !

 

Vous avez là une association puissante et unique qui ré équilibre les hormones féminines à merveille !

 

 

 

Références bibliographiques pour cet article :

« Le guide de l’équilibre acide-base » Florence Piquet (diététicienne nutritionniste)

« SOS ménopause » Dr Anna Cabeca (médecine intégrativ

2 Comments
  • Isalès
    Posted at 10:40h, 04 novembre Répondre

    Excellent article, en particulier j’ai appris des choses sur l’acidité et l’alcalinité des aliments! Merci Carole

    • Carole
      Posted at 13:10h, 08 novembre Répondre

      Super Isalès ! Je suis ravie de t’avoir informé!

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