SE NOURRIR POUR VIVRE HEUREUX!

 

 

La façon dont on mange et ce que l’on mange est un véritable révélateur de la façon d’appréhender sa vie.

En aidant les femmes qui cherchent à retrouver leur silhouette et/ou leur santé, j’ai constaté à quel point, beaucoup d’entre elles vivent une relation plus ou moins difficile avec la nourriture.

C’est en les écoutant, en les observant, en les questionnant que, petit à petit j’ai réalisé combien, la question de mincir n’est pas une banale question de cuisine, de recettes et de coups de fourchette. Les enjeux se trouvent souvent bien ailleurs.

Il est où l’ bonheur ?

 

Je perçois une faille et parfois même une souffrance.

J’entends combien certaines « vivent dans un corps » mal aimé, jugé , haï, un corps qui leur adresse d’intenses et douloureux messages, un corps  qui déborde de leur volonté.

Au – delà du corps, je constate d’autres malaises propres à ma génération.

Alors que nous avons la chance de vivre plus longtemps que les générations précédentes, nous ne sommes pas forcément en meilleure santé.

Bien que nous soyons protégés, nous avons de multiples peurs.

Malgré les outils connectés au monde entier, nous nous sentons seules.

Nous pourrions vieillir comblées et épanouies  mais nous persistons à vouloir rester jeune, jeune mais… triste sous la pression du jeunisme ambiant tout azimuts.

Quelle est donc cette sorte de progrès où la souffrance est partout ? Que nous manque-t-il pour être sereines et heureuses ? Qu’avons-nous occulté ?

Pour colmater ces paradoxes et ces détresses, beaucoup se mettent…à manger, à se remplir le ventre pour se vider la tête !

L’acte de manger a perdu sa fonction première et vitale qui est sa fonction nourricière.

On ne se nourrit pas …On mange !

Remettre à sa juste place l’acte de manger

 

L’acte de manger devrait consister essentiellement à nourrir son organisme c’est-à-dire lui apporter de bons nutriments.

Ce simple changement de perspective suffit, à lui-même, à modifier la façon de manger.

En effet, manger en cherchant à préserver sa santé c’est, non seulement prêter attention à la qualité de ses aliments, mais aussi:

  • prendre conscience de ce qui nous nourrit, d’en apprécier les saveurs, les textures;
  •  prendre plaisir à se nourrir pour se faire du bien;
  • Se laisser le temps de ressentir les signaux de faim et de satiété pour apporter à son corps la juste portion alimentaire.

Mais on constate que les envies de manger parfois, correspondent  à d’autres besoins que ceux uniquement physiologiques . Beaucoup recherchent juste un besoin de sérénité, d’affection et de réconfort.

 

 

Pour garder une relation saine et équilibrée avec les aliments, pour remettre l’acte de manger à sa juste place,  nous avons besoin d’une autre sorte de « nourriture » celle qui ferait du bien non seulement à notre corps physique mais aussi à notre corps mental et notre corps émotionnel.

 

Finalement derrière la question de l’alimentation se cache d’autres questions que chacun doit se poser à soi-même : « qu’est- ce qui me nourrit intérieurement ? « Au contact de quoi, de qui je me sens grandi, enrichi, augmenté , aimé? »

Nous nous centrons sur la façon de mieux nous alimenter pour vivre en meilleure santé, c’est très bien, mais un fléau échappe à l’attention  de beaucoup: la malnutrition intérieure.

La malbouffe intérieure

 

De certaines émissions de télévision aux fils d’actualités des réseaux sociaux , nous sommes envahis d’une autre sorte de junk food, la « junk food psychique » que l’homme contemporain ingère au quotidien.

Dans leur grande majorité, et la plupart du temps sans trop le vouloir ni s’en apercevoir, les gens consomment bêtise, laideur, futilité et informations anxiogènes à haute dose. Nous passons une partie considérable de notre temps libre devant la télévision alors qu’objectivement cela apporte peu de satisfaction affirme le psychologue positiviste Mihaly Csikszentmihaly (« Vivre »).

Pour la psychologue Ines Weber, « chez la plupart d’entre nous, la mal ou la sous-nutrition intérieure produit surtout une insatisfaction profonde, une frustration permanente.

Sans apports suffisants de ce qui fait notre vigueur (corporelle ou intérieure), nous ne pouvons exprimer notre plein potentiel et sommes réduits à vivre en sous- capacités, à « sous-vivre » ( psychologie magasine n°391)

Insatisfaction mais aussi  stress et anxiété  génèrent toutes sortes de comportements compensatoires avec la nourriture. Voilà, entre autre, comment une âme se “dénutrit”.

Si vous approchez l’âge de la cinquantaine ou si vous l’avez déjà dépassé,  vous avez besoin plus que jamais de sentir le sens de votre vie, sa direction et sa signification humaine, philosophique, spirituelle et besoin de vous  sentir bien incarnée dans une chair vivante et palpitante qui peut goûter pleinement le plaisir d’être au monde.

Vous nourrir c’est, d’abord et avant tout, vous remplir d’essentiel, autrement dit retrouver du sens. Car finalement n’est-ce pas le sens qui manque le plus à nos modes de vie fondés sur la fuite en avant ?

 

ll s’agit maintenant d’apprendre ou prendre le temps de vous nourrir autrement et trouver, comment revigorer votre âme.

Pour retrouver, silhouette, vitalité, santé et joie de vivre je vous invite à nourrir vos trois corps.

Nourrir son corps émotionnel :

 

A vous donc, de faire votre tri .

Cela passe d’abord par la suppression de toute forme de « malbouffe psychique » : éteignez vos écrans ou limitez leur usage , évitez d’écouter en boucle les mauvaises nouvelles, de passer du temps avec des personnes négatives et/ou peu encourageantes ni stimulantes, et …apprenez à nourrir votre âme !

 

Comme on entraine son palais à apprécier les saveurs subtiles, on entraine l’âme à contempler et intégrer ce qui l’inspire et l’élève, ce qui la met en joie et le rend heureuse.

 

Je vous propose quelques principes d’  « écologie intérieure » visant à faire du tri dans vos activités et choisir celles qui nourrissent au mieux votre corps émotionnel

 

 

  • Veillez à ce que chacune de vos journées soit joyeuse. Par exemple, ne perdez pas une occasion de rire ou de danser. Souriez, apportez de la légèreté dans votre vie. C’est vous qui choisissez une vie joyeuse plutôt qu’une vie triste.
  • Prenez soin de vous. Se choyer, s’accorder des moments de plaisir, se gâter et se dorloter est un ravissement pour votre âme !. Vous êtes à un âge et à un moment de votre vie où il est grand temps de penser à vous. Vous méritez cette bienveillance envers vous-même. Votre bien être et votre joie rejaillira sur vos proches et vos amis et vous leur ferez aussi du bien.
  • Cultivez l’art de la contemplation, de la rêverie et de l’émerveillement. Cela suppose d’abord de ralentir pour mieux ressentir, de renouer avec les choses simples mais aussi de développer un « état de porosité au monde ». Nourrissez vos sens grâce au contact avec la nature mais aussi avec l’art. Laissez-vous émerveiller, toucher par un paysage, une musique, une peinture, tout l’art, tout le beau, tout le plus grand que vous qui vous procure les plaisirs les plus intimes et nourrissent votre cœur.

 

La nourriture du corps mental

 

La nourriture du corps mental c’est la nourriture de l’esprit. Votre esprit se nourrit de connaissances pour stimuler votre cerveau. Il aime les nouvelles expériences pour apprendre et demeurer en éveil. Votre esprit vous aide à penser, analyser, organiser, anticiper. Il a besoin de pensées bénéfiques, positives et constructives.

D’après Csikszentmihaly , ce sont les activités les moins « technologiques » qui nous procurent les plaisirs les plus intenses ( la lecture, le dessin, la musique, les conversations avec des amis).

Lorsque votre corps mental est nourri, vous pouvez vous sentir tellement happée par les nouvelles expériences, les nouveaux défis et les nouvelles découvertes que l’acte de manger revient à sa juste place.

Non seulement cela vous permet de modifier votre relation à la nourriture  mais cela vous donne l’élan pour continuer de « goûter la vie » ! Vous lui apportez une autre saveur  et cette envie de mordre votre nouvelle vie à pleine dents plutôt que de se ruer sur des sucreries !

Nourrir son corps physique 

 

 

Bien sûr, l’alimentation est la nourriture essentielle au corps physique . Mais il y en a d’autres.

 

Avoir une activité physique, bien dormir, et bien gérer son stress font partie également des nourritures indispensables dont le corps physique à besoin en particulier pour retrouver silhouette et vitalité à la cinquantaine.

Un mode de vie équilibré est un véritable filet de sécurité pour préserver votre bien-être durablement.

 

 

Se sentir heureux

 

Pour garder une relation saine et équilibrée avec la nourriture, pour remettre l’acte de manger à sa juste place, garants de la préservation de sa silhouette et de sa santé,  nous avons besoin de nourrir nos trois corps.

Par cette façon de se nourrir autrement nous devenons des êtres profondément humains : équilibrés et comblés, tout simplement heureux.

Je conclurai avec cette belle affirmation :

« La véritable satisfaction devant la vie ne provient pas du fait de devenir riche ou mince, mais du sentiment profond de se sentir bien avec soi-même » ( Mihaly Csikszentmihalyi)

2 Comments
  • mary
    Posted at 22:32h, 12 septembre Répondre

    Baudelaire l’a dit aussi : “Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours – de poésie, jamais.”

    • Carole
      Posted at 01:16h, 14 septembre Répondre

      Merci Mary pour cette belle citation tout à fait à propos!

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